Introduction
Je vis en France, près de Strasbourg, et je travaille en Allemagne, à Offenbourg. Depuis juillet 2024, je suis développeur logiciel dans le groupe avenit, et depuis septembre 2025 chez Vusyon, où je fais du développement web.
Tout a commencé avec mon travail de bachelor, que j'ai fait en Allemagne. Ensuite, j'ai eu envie de continuer à y travailler : les salaires y sont, honnêtement, plutôt plus élevés. Et j'ai continué à vivre en France, parce que côté impôts, c'est avantageux pour moi.
Cet article parle moins de code que de ce que change, pour un développeur, le fait de passer une frontière pour travailler.
Une frontière que je traverse depuis mes études
Travailler en Allemagne n'est pas venu de nulle part. Mon parcours a fait des allers-retours entre trois pays :
- Haguenau, France : un DUT en génie électrique et informatique industrielle (2018 à 2019).
- Offenbourg, Allemagne : un bachelor en génie électrique et technologies de l'information à la Fachhochschule (2019 à 2021).
- Neuchâtel, Suisse : un bachelor d'ingénierie en informatique et systèmes de communication à la Haute-École ARC (2021 à 2022).
Mes deux travaux de bachelor se sont aussi faits à l'étranger : du traitement d'image sur FPGA chez SwissTiming en Suisse, puis un framework de test en Python chez BMG LABTECH à Ortenberg, à quelques kilomètres d'Offenbourg, où j'ai ensuite travaillé comme développeur logiciel.
Trois langues
Le français est ma langue maternelle, mon allemand est au niveau C2 et mon anglais au niveau C1.
Au travail, je parle allemand, et j'écris en allemand ou en anglais. Le français ne sort qu'avec mes collègues français.
Les démarches
Être travailleur frontalier (Grenzgänger en allemand) s'accompagne de son lot d'administration : où l'on paie ses impôts, quelle assurance maladie nous couvre, comment les droits à la retraite s'additionnent entre deux pays. Les règles dépendent de chaque situation et évoluent, donc je ne donnerai pas de conseils ici.
En pratique, il y a peu de contraintes. La principale, c'est de demander l'exonération d'impôt côté allemand, avec le formulaire des travailleurs frontaliers, pour payer mon impôt sur le revenu en France. Une mutuelle transfrontalière est aussi conseillée. À part ça, je trouve la paperasse tout à fait gérable.
La culture de travail
J'apprécie vraiment la culture de travail. Les gens prennent le travail au sérieux, et ils sont très accueillants. Pour moi, c'est un vrai plaisir.
Est-ce que je le recommande ?
Globalement, oui. C'est avantageux : un meilleur salaire, peu de contraintes une fois le formulaire d'impôts fait, et une culture de travail qui me plaît.
Conclusion
Si vous êtes développeur et que vous pensez à travailler de l'autre côté de la frontière, ou si vous le faites déjà, racontez-moi comment ça s'est passé dans les commentaires ci-dessous. Vous pouvez aussi en lire plus sur mon parcours sur la page à propos.
